François Hollande, VRP de la camarde

Vous avez vu ? Hollande a fait une interview dans « Le chasseur français », vous savez ce… comment dire… ah oui, ce torche-cul qui passe son temps à expliquer les mille et une manières de tuer tout ce qui vit. (l’interview est visible sur le site de Fabrice Nicolino sous le titre « Hollande et la haine (bonhomme) du vivant »). Ça vous a étonné ? Pas moi. En fait, c’est l’inverse qui eût été surprenant.
Déjà, l’an dernier, son Iznogoud de premier ministre avait léché les bottes de ces nouveaux saigneurs qui terrorisent tout être vivant qui ose s’aventurer dans la campagne en leur présence.

Mais que leur a-t-il donc déclaré ? Qu’ils sont LES VRAIS défenseurs de la nature (en tirant dessus, bien sûr). Pas comme ces écologistes qui en empêchent le bétonnage, comme à Sivens, Notre Dame des Landes ou la forêt de Roybon, écologistes que l’on peut tuer sans problème : « Mais en même temps, je n’admets pas qu’au nom de la nature, on empêche un certain nombre d’installations » (à un an de l’assassinat de Rémi Fraisse, ‘fallait oser).

Il soutient aussi, bien sûr, le massacre des sangliers parce que « ça crée des accidents, des dégâts aux cultures, aux forêts », tandis que, c’est bien connu, les accidents de chasse, c’est une invention des anti-chasseurs, comme nous le rappelle le meurtre de ce promeneur par un chasseur il y a à peine deux semaines et ce cycliste blessé la même semaine (sur la saison 2014/2015, l’Office national des forêts a dénombré 122 accidents de chasse , dont 14 mortels). Quant aux forêts, il s’en fout bien quand ce sont ses potes de Pierre et Vacances ou de Vinci qui les détruisent. Il voudrait, en plus, nous faire croire que les chasseurs sont représentatifs de la ruralité alors qu’ils ne sont qu’un groupuscule qui impose sa violence et sa loi à l’immense majorité des ruraux.

En bon VRP de la camarde, François Hollande fait la promotion des marchands de mort comme Dassault et ses Rafales qu’il vend à des dictateurs qui exécutent à tout va comme l’Arabie Saoudite. Il soutient l’industrie chimique qui empoisonne la planète, l’agriculture intensive qui détruit eau, terre et air avec ses pesticides et ses engrais. Il encourage la pêche qui massacre les poissons par milliards, l’élevage et ses abattoirs, l’énergie nucléaire et ses cancers, les laboratoires et autres centres d’expérimentation et leurs tortionnaires. N’oublions pas non plus son soutien inconditionnel au patronat qui mutile et tue les travailleurs par centaines, quand il ne les pousse pas au suicide ou ne les contraint pas à la misère avec son lot de malnutrition et de maladies, en les virant comme des malpropres.

moi-presidentAu bout du compte, ce type agit comme s’il ne pensait qu’à marquer du sceau de la mort et de la souffrance son passage sur terre. Tout ce qui est vivant lui fait horreur. Arbres, zones humides, rivières, océans, loups, requins, bouquetins, etc. Il est même parti en guerre contre de paisibles vaches dans les Pyrénées Orientales. Et tous les prétextes sont bons pour justifier les massacres : quand ce n’est pas la croissance, c’est l’agriculture, le tourisme, voire le nationalisme… Hélas, il n’est pas le seul dans ce cas, il y a pas mal d’autres gavés dans son genre qui se bousculent aux portillons électoraux.