Abattoir municipal d’Alès : signez la pétition exigeant sa fermeture

L’abattoir, c’est toujours l’horreur. Mais – l’avez-vous vous remarqué ? – on peut toujours, avec un peu de bonne volonté, rajouter de l’horreur à l’horreur.
À l’abattoir municipal d’Alès, « Les chevaux ont le crâne fracassé au pistolet. Certains sont encore conscients lorsqu’ils sont suspendus pour être saignés. Les cochons sont entassés et asphyxiés dans une fosse à CO2. Ils paniquent et sont pris de violentes convulsions. Des bovins mal étourdis reprennent conscience. Ils sont égorgés à même le sol ou sont suspendus par une patte puis saignés. Les moutons ont la gorge cisaillée en pleine conscience. Leurs congénères se font découper sous leurs yeux. »

Tout cela a été filmé par l’association L214 : 50 heures de tournage entre avril et mai 2015.
L’association demande la fermeture de l’abattoir. Elle est soutenue par le Professeur Mouthon (ah le joli nom !), docteur vétérinaire, expert auprès des cours administratives d’appel de Paris et de Versailles. Son rapport d’expertise est accablant. Le Professeur Mouthon « confirme les constatations de l’association et souligne les risques sanitaires présents dans cet abattoir. […] Les pratiques de mise à mort et les équipements contreviennent à la réglementation. Les services vétérinaires semblent absents ou non concernés par les graves défaillances constatées. »

Et nous, qu’est-ce qu’on peut faire ?
Signer la pétition demandant la fermeture de l’abattoir.

Regarder le film si l’on en a le courage. Il est en ligne à cette même adresse. Il faudra bien en effet un jour que les gens sachent ce qu’il y a DERRIÈRE le fait de manger les animaux ou leur lait ou leurs oeufs. C’est vraiment trop facile de bouffer tranquillement son saucifflard en jouant par ailleurs les hypersensibles.

Et surtout, réfléchir. Réfléchir honnêtement, sans plus de déni. Le déni, il est partout, tout le temps. C’est lui qui nous aide à ne pas changer. C’est lui qui nous maintient dans la torpeur paresseuse de la médiocrité. Et en particulier le déni de cette évidence LÀ : pour qu’un humain puisse manger un autre animal, il faut qu’il ait été tué avant.

Pour continuer à manger de la viande, bien des gens se racontent des mensonges qui lubrifient agréablement leur conscience qui grince : le meurtre serait plus acceptable si l’animal que l’on mange a été heureux durant sa vie, par exemple. D’autres aiment à s’imaginer que les animaux d’élevage sont les véritables partenaires des éleveurs : patte dans la main, en route vers le même objectif à savoir le fric pour l’éleveur, la mort pour l’animal. Équitable, non ?
Les animaux d’élevage seraient d’accord pour mourir. Un juste rendu pour les bons soins reçus.

Ce déni là est plus courant qu’on ne pourrait le croire. Je l’ai encore lu il y a quelques jours, sous la plume de quelqu’un de « sensible », qui se soucie du « bien être animal » et qui ne mange que de la « viande bio ». Cette femme mettait dans la bouche d’un cochon la phrase suivante : « On accepte que vous nous mangiez, alors respectez-nous. »

Hé bien non ! Les cochons, pas plus que les autres animaux élevés par notre sympathique espèce, n’acceptent qu’on les assassine. Ils n’ont pas le choix, voilà tout.

« Une chose est sûre : les animaux tiennent à la vie et rien ne justifie le traitement qui leur est fait. »
C’est L214 qui le dit.