Il y a les morts utiles et les autres (proverbe étatique)

Lorsque le 4 novembre 2014, Cécile Duflot demanda aux députés de respecter une minute de silence en mémoire de Rémi Fraisse, tué par un gendarme mobile pour avoir défendu la nature, le socialiste Claude Bartolone, président de l’Assemblée, tenta de l’en empêcher, en justifiant sa décision du fait que les minutes de silence sont réservées aux morts « dans nos forces armées ou nos otages ». (ci-dessous)

 

 

Le 24 mars 2015, ce même Claude Bartolone, demanda une minute de silence en hommage aux victimes de l’accident de l’avion A320 dans les Alpes. (ci-dessous)

 

 

Dans les deux cas, il ne s’agissait ni d’otages, ni de militaires français. Mais pour les socialistes, il existe des morts présentables et d’autres qui ne sont pas respectables (surtout quand on s’en sait un peu responsable !).

Et les gesticulations d’Hollande jouant à Sarkozy dans sa précipitation à mettre en scène de larmoyantes condoléances à l’occasion de cet accident dramatique d’avion ne saurait masquer l’échec de sa politique. Le pauvre est tombé bien bas, si bas, qu’il ne sait plus rien faire d’autre que se raccrocher au moindre cadavre qui lui tombe du ciel (si l’on peut dire), qu’il s’agisse de sportifs participants à une minable émission de télé-réalité, ou de pauvres bougres qui n’ont pas eu de chance.

« Pendant que les gens pleurent, ils ne pensent pas à se révolter » (croyance socialiste).